COUPE FRANCOPHONE DES AFFAIRES

Les Iauréats récompensés

Comme l’année dernière, la cérémonie de récompense des lauréats du "Mot d’Or" s’est déroulée au CESAG. Devenue une tradition dans le monde francophone, et particulièrement au Sénégal, cette manifestation a été l’occasion d’une remise solennelle de prix aux 43 lauréats (sinon à la trentaine d’entre eux qui étaient présents), dont le plus comblé fut sans doute Joseph-André Diouf, élève en BTS gestion hôtelière à l’École nationale de formation hôtelière et touristique. Son prix composé d’un billet d’avion Dakar-Paris-Dakar, d’un décodeur et d’un abonnement à Canal Horizon, entre divers autres intéressants lots.

C’était devant un parterre de personnalités dont MM. Mamadou Ndoye, ministre de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Serigne Diop, ministre du Travail et de la Formation professionnelle, Édouard
Maunick, membre du Haut Conseil de la Francophonie, le conseiller culturel de l’ambassade de France...

Parlant du français comme "langue d’échange, de coopération et de métissage", le ministre Mamadou Ndoye a félicité tous les participants et notamment les lauréats primés.

Son souhait a été de voir cette manifestation qui fortifie la langue française, "langue de communica­tion aux avantages multiples", devenir une tradition. Il n’en a pas moins souligné la nécessité d’intégrer dans cette démarche la diversité des cultures qui doit prendre en compte la promotion des langues nationales.

M. Édouard Maunick avait auparavant dégagé les contours de cette évolution linguistique. "Il nous faut prendre les mots d’ailleurs, les acclimater, les forger à notre compréhension du monde", a-t-il dit en substance. Cette ouverture vers l’autre, a souligné Maunick ne doit pas signifier un reniement complet du passé. "Tous les pays qui n’ont plus de légende sont condamnés à mourir», a-t-il ainsi martelé. Voilà pourquoi, il a estimé que la langue française doit s’adapter au monde des affaires, pour mieux coller aux évolutions présentes et futures.

La manifestation s’est terminée par un sympathique cocktail.

Il est à souhaiter pour l'avenir que ce concours soit davantage vulgarisé auprès des élèves sénégalais, surtout ceux des régions, parce que, jusqu’ici, seul Dakar semble concerné. Les prix des lauréats absents doivent aussi être remis à leur chef d’établissement. Souvent retenus par les préparatifs des examens de fin d’année, leur seule absence ne doit pas entraîner la non-décernation des prix.

Cheikh THIAM

(Le Soleil, 7 juillet 1993)

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