Discours de Daniel Miroux, Président de l'Alliance Champlain, lors de la remise des prix du Mot d'Or, le 23 novembre 2006, à la bibliothèque Bernheim de Nouméa, en présence du Secrétaire général de la Francophonie


Monsieur Le Président, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie,
Monsieur Le Haut-Commissaire,
Madame La Présidente du Gouvernement,
Madame La Présidente de la Bibliothèque Bernheim,
Monsieur Le Conservateur de la Bibliothèque Bernheim,
Monsieur Le Sénateur de la Nouvelle-Calédonie,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

C’est un immense honneur que vous faites à l’Alliance Champlain, Monsieur le Secrétaire Général de la Francophonie, d’être présent parmi nous ce soir et nous vous en remercions.

C’est un immense honneur d’autant plus important que nous fêtons cette année le centenaire de la naissance de Léopold Sédar SENGHOR dont vous êtes, Excellence, le disciple.

C’est un immense honneur pour toutes celles et tous ceux qui œuvrent dans notre région du Pacifique Sud pour la promotion de la langue française ainsi que pour les langues partenaires au français. Car il ne peut y avoir d’avenir pour le français que si les langues parlées dans le vaste ensemble francophone sont également valorisées. Le monde de demain doit être un monde multipolaire et nous savons le combat que mène au quotidien l’Organisation Internationale de la Francophonie pour qu’il en soit ainsi. L’adoption, il y a près d’un an, par l’UNESCO grâce, Excellence, à votre action constante de la convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est, à cet égard, une grande victoire et aussi un signe d’espoir.

Le dialogue entre les cultures devient, en effet, chaque jour plus que nécessaire.

Dans quelques instants vont être remis, à dix étudiants calédoniens, les prix du Mot d’Or, concours international francophone organisé pour la neuvième année consécutive en Nouvelle-Calédonie par l’Alliance Champlain, le Vice-Rectorat et la Chambre de Commerce et d’Industrie. Ce concours a été créé en 1988 par l’association APFA, « Actions pour promouvoir le français des affaires » fondée et animée par Jean-Marcel LAUGINIE, inspecteur d’Académie à Tours. Le fondateur de l’APFA souhaitait que le français des affaires, celui du commerce et de l’informatique soit promu et défendu auprès des jeunes. Car pensait-il avec raison, l’avenir de notre langue commune appartient aux étudiants de la communauté francophone toute entière. Et parmi eux, à ceux qui sont ici ce soir dont l’avenir professionnel se réalisera, pour la majeure partie d’entre eux, dans les domaines économique et scientifique.

Depuis 1989, l’A.C.C.T. (devenue depuis l’O.I.F) a apporté son patronage au Mot d’Or, patronage sans cesse renouvelé depuis. Prés de 30 000 concurrents ont participé cette année au concours dans près de 45 pays dont le Sénégal (l’année dernière la lauréate sénégalaise était une étudiante de l’institut de Commerce de Dakar).

Le lauréat du concours calédonien du Mot d’Or 2006 se voit offrir un voyage à Paris pendant la semaine de la langue française et de la Francophonie en mars prochain. Il rejoindra plusieurs dizaines d’autres jeunes venus des cinq continents, également lauréats dans leur pays, afin d’assister aux journées du français des affaires organisées par l’A.P.F.A., en partenariat avec le ministère de la culture et l’O.I.F.

Je voudrais préciser par ailleurs que l’Alliance Champlain, qui a fêté en mars 2006 ses 21 années d’existence, a été fondée grâce à un double patronage, celui de la société d’études historiques de Nouvelle-Calédonie dont je salue ici son Président, M. Gabriel VALET et aussi un universitaire québécois, Denis TURCOTTE, qui voyait dans la Nouvelle-Calédonie un porte-avions de la Francophonie dans le Pacifique.

Je voudrais ajouter que l’Alliance Champlain n’est pas la seule à défendre la Francophonie. Le CREIPAC, en la personne de Dominique ROCTON, y apporte une contribution non négligeable tout comme le Centre Culturel Tjibaou et bien sûr la bibliothèque BERNHEIM où nous sommes rassemblés ici ce soir. Je n’oublierai pas la création récente de l’IFRAP dont je salue ici son Président qui a réalisé au mois de septembre dernier une semaine de la Francophonie au Vanuatu qui a eu un grand succès.

Je terminerai en précisant que les dix meilleurs candidats pour la Nouvelle-Calédonie ont été départagés à l’oral sur un sujet illustrant la vie et l’œuvre de Léopold Sédar SENGHOR. Les réponses ont étonné les membres du jury par leur qualité et aussi par la passion qui a guidé ces jeunes dans leurs recherches. Comme quoi, le monde de l’entreprise et celui de la poésie peuvent être complémentaires. De futurs entrepreneurs-poètes ! Pourquoi pas !

C’est aussi cela la magie de la langue française !

Je vous remercie.

Daniel MIROUX

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