Logo de l'APFA

LE CONCOURS DU FRANÇAIS DES AFFAIRES « LE MOT D'OR » EN BIÉLORUSSIE




La rédaction de « La voix francophone en Biélorussie » a posé des questions à la coordinatrice du concours du français des affaires « e Mot d'Or » en Biélorussie, Mme Olga Bokoun, professeure de français à l'Université d'État d'économie de Biélorussie.

La rédaction — Depuis quand la Biélorussie participe-t-elle à la Coupe du français des affaires « Le Mot d'Or » ?

Mme Olga Bokoun
 - Cette épreuve internationale est organisée en Biélorussie depuis 2006. J'ai fait la connaissance de M. Prospérini, Inspecteur d'Académie d'Aix en Provence à Marseille qui m'a conseillé d'écrire un petit mot à son ami, M. Lauginie, Président-fondateur de l'APFA (Actions pour Promouvoir le Français des Affaires)-Le Mot d'Or, afin d'obtenir des informations sur le concours du français des affaires. C'est après quelques semaines de correspondance que le projet « Le Mot d'Or en Biélorussie&nbso;» a vu le jour.

La rédaction — Quel est l'objectif de ce concours ?

O. B.
 - Le Mot d'Or joue un rôle éducatif en incitant les élèves et les étudiants en économie, gestion et en français des affaires à étudier et à utiliser une « terminologie » correcte dans leur langue maternelle, en français et sans doute aussi à mieux maîtriser l'anglais des affaires et à éviter le mélange des langues.

La rédaction — Comment fonctionne cette institution ?

O. B.
 - « Le Mot d'Or » regroupe la Coupe francophone des affaires (pour les candidats francophones) et la Coupe du français des affaires (pour les candidats non francophones). Dans la catégorie « Elèves et Etudiants », ce concours a réuni, depuis sa création en 1988, plus de 500 000 participants dans 43 pays et récompensé plus de 6000 lauréats lors de cérémonies officielles.

Ce concours a été créé :

- en hommage à la richesse d'initiative des professeurs, des élèves et des étudiants pour faire connaître et faire apprécier les mots de l'économie et de la gestion d'aujourd'hui, porteurs d'enthousiasme et de rigueur, source d'efficacité de toute action.

- pour accompagner la recherche de l'excellence dans la maîtrise du vocabulaire des affaires par les professionnels dans la langue maternelle de chacun, condition de la création des relations durables, riches de la diversité des cultures.

- pour développer une pédagogie du mot nouveau et du savoir, entreprendre afin que tout échange et toute entreprise soient fondés sur des langues bien faites et que les mercaticiennes et les mercaticiens puissent être toujours plus à l'écoute attentive des autres.

La rédaction — Quand ce concours est-il organisé ?

O. B.
 - C'est très symbolique : chaque année, au mois de mars, le mardi de la semaine de la langue française et de la Francophonie, les élèves et les étudiants passent une épreuve individuelle d'une heure (en général de 14hOO à 15hOO) qui comprend trois niveaux : initiation, approfondissement, spécialisation.

La rédaction — En quoi consiste cette épreuve ?

O. B.
 - Elle comporte cinq parties :

- Première partie : chercher des mots nouveaux pour des concepts nouveaux. Le candidat doit proposer, en justifiant ses propositions, un mot, un sigle ou une expression pour désigner en français des concepts nouveaux du domaine des affaires. Les propositions doivent être exprimées dans la langue maternelle du candidat.

- Deuxième partie : donner un mot ou une expression de la langue des affaires dont la définition est fournie. Les propositions doivent être exprimées en français et dans la langue maternelle du candidat.

- Troisième partie : remplacer dans un texte des mots français par des équivalents dans la langue maternelle du candidat.

- Quatrième partie : retrouver l'origine étymologique de deux mots de la langue des affaires. Quatre réponses sont proposées pour chacun de ces mots. Le candidat doit cocher les réponses qui lui semblent bonnes.

- Cinquième partie : savoir entreprendre en français. Le candidat doit présenter, en une dizaine de lignes, un projet réaliste de création d'entreprise (son propre projet ou un projet qui a été réalisé et auquel il aurait aimé participer).

Le jury national du Mot d'Or envoie par le service de la valise diplomatique de l'Ambassade de France en Biélorussie les travaux des meilleurs participants. Le jury du Mot d'Or évalue, en priorité, la connaissance des listes terminologiques pour l'économie et la finance (Économie générale - Économie d'entreprise - Mercatique - Banque - Marchés - Droit - Consommation - Gestion). Ces listes ont été créées par l'APFA sous le patronage de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France et par l'Organisation internationale de la Francophonie.

La rédaction — Y a-t-il des lauréats biélorusses couronnés ?

O. B.
 - En 2006, le lauréat, M. Artiom Salushchau, étudiant en 4ème année à la faculté de commerce de l'Université d'État d'économie de Biélorusie, a gagné un séjour d'études à Paris et a assisté à la cérémonie finale des Mots d'Or 2006. Une médaille d'art et le diplôme « Le Mot d'Or » lui ont été remis lors de la journée annuelle du français des affaires à Paris. Le diplôme du Mot d'Or a été décerné aux dix meilleurs lauréats biélorusses en français des affaires. Au mois de mars 2007, 64 étudiants de l'Université d'économie d'État et de l'Université linguistique d'État de Biélorussie ont participé au concours. La lauréate était Mlle Tatiana Barsouk, étudiante à la faculté des relations économiques internationales. Le meilleur candidat du Mot d'Or 2008, M. Ivan Badzilouski, de l'Université d'État d'économie de Biélorussie va représenter la Biélorussie à Paris en 2009. Il faut souligner que ces trois lauréats avaient terminé (chacun à son époque) le gymnasium 74 de Minsk connu pour sa section bilingue.

La rédaction — Vous faites ce travail toute seule ?

O.B.
 - Oh ! Pas du tout. J'ai mon équipe ! Je remercie infiniment tous les participants du Mot d'Or ainsi que les organisateurs : M. Jean Marcel Lauginie, président-fondateur de l'APFA-Les Mots d'Or, et M. Jean-Marc Chevrot, responsable du site sur la Toile et auteur des sujets du Mot d'Or, la présidente de l'ABPF, Mme Valentina Bourlo, l'Ambassade de France en Biélorussie et notamment M. Guennady Sabechkine, le Président Directeur Général d'INTERCARS, M. Patrick Bourdon, ma collègue Mme Jeanne Saloustcheva, pour leur aide précieuse dans l'organisation de cette manifestation mondiale.

La rédaction — Que voudriez-vous dire à nos lecteurs ?

O. B.
 - Vite, vite... Faites découvrir à vos étudiants le plaisir d'étudier le français des affaires en participant à la COUPE DU FRANÇAIS DES AFFAIRES intitulée également « LE MOT D'OR ». Pour tout renseignement vous pouvez m'écrire à l'adresse : mdick@tut.by


Jean-Marcel LAUGINIE, Président de l'APFA, 
au milieu des lauréats des Mots d'Or des élèves et étudiants, francophones et francophiles, en économie et 
gestion et en français des affaires

Jean Marcel LAUGINIE, Président de l'APFA, au milieu des lauréats des Mots d'Or des élèves et étudiants,
francophones et francophiles, en économie et gestion et en français des affaires.


(La Voix francophone en Biélorussie des années 2007-2008)

Sommaire des articles de presse de 2008
Sommaire de la revue de presse
Sommaire du Mot d'Or
Sommaire général